ennuis écologiques en série sur le site de la future usine géante du constructeur en Allemagne

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Le 12 novembre 2019, à Grünheide, à l’est de Berlin, où doit être construite la Gigafactory du constructeur américain Tesla.
Le 12 novembre 2019, à Grünheide, à l’est de Berlin, où doit être construite la Gigafactory du constructeur américain Tesla. TOBIAS SCHWARZ / AFP

Et de dix. Depuis qu’Elon Musk a jeté son dévolu sur une localité proche de Berlin pour y installer sa future usine Tesla, les patrouilles de démineurs y découvrent de nombreuses bombes datant de la seconde guerre mondiale. Vendredi 7 février, les artificiers en ont fait exploser trois, dans la forêt de Grünheide, à l’est de la capitale, portant le total à dix depuis la mi-janvier, sur le site retenu par le constructeur automobile américain. Selon le ministère de l’intérieur du Land du Brandebourg, une vingtaine d’engins explosifs pourraient être éparpillés sur ce terrain boisé de 300 hectares.

Ces reliques des bombardements sur Berlin et ses environs par les Alliés sont loin d’être l’unique obstacle à l’installation de la Gigafactory à Grünheide, à proximité du futur aéroport de Berlin. En effet, en dépit de l’enthousiasme des responsables politiques locaux après la décision de Tesla, annoncée en novembre 2019, le coût écologique du projet provoque une vive polémique.

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« Tesla nous vole notre eau », scandaient, le 18 janvier, les 250 manifestants qui avaient répondu à l’appel d’associations locales qui ont organisé un autre défilé au même endroit, le 1er février. De nombreux riverains sont effarés : dans son dossier de demande de permis de construire, accessible au public, le groupe automobile californien a indiqué que son énorme usine consommera 372 m3 d’eau potable par heure. « Nous constatons des omissions manifestes de la part du gouvernement régional sur deux points : dans la prise en compte du problème de l’eau et dans la concertation avec le public », a dénoncé le militant écologiste Steffen Schorcht.

Objectif : 150 000 véhicules électriques par an

Face à la polémique, Elon Musk s’efforce de rassurer. « Tesla n’utilisera pas cette quantité nette d’eau de façon quotidienne. Il s’agit d’un éventuel pic de consommation, peu fréquent », a répliqué, sur Twitter, l’exubérant entrepreneur, le 25 janvier.

Il n’est pas sûr qu’un simple Tweet parvienne à calmer les esprits. Le public a jusqu’au 5 mars pour faire part de ses préoccupations sur un site Internet créé à cet effet par les autorités. Une discussion publique fondée sur ces doléances est prévue pour le 18 mars à la mairie d’Erkner, commune voisine de Grünheide.

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Mais, pour Tesla, qui veut produire au moins 150 000 voitures électriques par an sur ce site dès 2021, chaque jour qui passe est précieux. La pinède de Grünheide doit impérativement être défrichée, au plus tard avant le début de la période de nidification des oiseaux, à la mi-mars. Faute de quoi, les travaux de construction de l’usine seront retardés de neuf mois.

« Le dossier de demande d’autorisation doit établir de façon convaincante que toutes les normes environnementales seront respectées, a souligné Jörg Steinbach, ministre de l’économie du Brandebourg, dans un entretien accordé au quotidien Handelsblatt. La balle est dans le camp de Tesla. »

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