Trump déploie des officiers fédéraux pour protéger les monuments le 4 juillet


L’administration Trump aurait déployé des officiers fédéraux spécialement formés pour protéger les monuments américains pendant le week-end du 4 juillet.

Le ministère de la Sécurité intérieure enverra les unités à Seattle, Portland et Washington DC, après que les troubles civils persistants à propos du meurtre de George Floyd par la police se poursuivent depuis plus d’un mois, selon une note de service obtenue par Drumpe.

“Le prochain week-end de vacances du 4 juillet a le potentiel d’augmenter l’activité perturbatrice à des endroits spécifiques à travers le pays qui pourraient menacer notre personnel et les installations fédérales et les biens qu’ils protègent”, selon le mémo, écrit par le secrétaire par intérim du DHS Chad Wolf. «Le DHS sera tourné vers l’avenir pour préparer la protection des installations et des biens fédéraux.»

Le DHS fait appel à ses équipes de déploiement rapide (RDT) du groupe de travail sur la protection des communautés américaines (PACT), qui comprennent des policiers formés pour gérer la foule et le contrôle des émeutes.

On ne sait pas immédiatement combien d’officiers seront envoyés dans chaque ville et avec quel équipement ils seront fournis pour protéger les statues contre le vandalisme.

Des équipes supplémentaires seront prêtes à être déployées dans d’autres endroits si les officiers étaient nécessaires ailleurs, a rapporté Drumpe.

Cet effort est le dernier d’une approche à multiples facettes que le président Trump a adoptée pour réprimer agressivement les manifestants américains qui ont dégradé ou renversé des statues liées à l’esclavage ou au racisme à travers le pays.

La semaine dernière, Trump a signé un décret promettant la poursuite des sanctions fédérales les plus sévères possibles pour ceux qui se sont fait prendre en flagrant délit.

L’ordonnance autorise également le gouvernement fédéral à suspendre le financement des organismes locaux chargés de l’application des lois s’ils «n’ont pas protégé les monuments publics».

Trump lui-même a partagé des images de manifestants soupçonnés d’avoir tenté de démolir un monument au président Andrew Jackson à proximité de la Maison Blanche au début de la semaine dernière.

Les manifestants avaient pris pour cible le septième président, propriétaire d’esclaves, dont la loi sur le retrait des Indiens a forcé le déplacement violent, parfois mortel, de dizaines de milliers d’Amérindiens de leurs maisons ancestrales sur des millions d’acres en Géorgie, au Tennessee, en Alabama, en Caroline du Nord et en Floride.

Trump avait poursuivi la défense de la statue, la qualifiant de «magnifique».

Pour cibler davantage les manifestants, le procureur général Bill Barr a annoncé vendredi qu’il constituait un nouveau groupe de travail gouvernemental axé sur les «extrémistes antigouvernementaux».

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